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Venez assister à la conférence sur les business modèles des stations de montagne dans le monde et les bonnes pratiques en matière de gouvernance lors du Club Euro Alpin du 25 Novembre 2019 à Grenoble !

Le « modèle de l’or blanc » qui s’est généralisé à toute les Alpes est resté prospère jusqu’à ce que l’on ressente les premières tensions sur les ressources en neige, les premières tensions concurrentielles, et que l’on constate le vieillissement des installations et des hébergements. Les stations, et plus largement les territoires de montagne recherchent des solutions pour optimiser leur business model avec une gouvernance adaptée.
Pourquoi et comment changer de
business model dans les territoires de montagne ? Quelles sont les pratiques dans le monde pour une meilleure responsabilisation économique sociale et environnementale ? Quelles sont les clés du succès pour réussir la mise en place d’une gouvernance efficace ? Et les erreurs à éviter ?
Au travers d’une présentation de cadrage, d’exemples concrets et de grands témoins rassemblés en table ronde, nous tenterons d’apporter des réponses concrètes lors de la matinée du Club Euro Alpin de la CCI de Grenoble le 25 Novembre 2019, de 10h à 12h30.


Au programme de cette matinée de réflexion :

  • Introduction par Jean Vaylet, Président de la CCI de Grenoble et ou Robert Aveline, Président délégué du Club Euro Alpin ;
  • Les principaux business models des stations de montagne dans le monde et les solutions de bonnes pratiques de gouvernance issus de l’analyse et des travaux de SWiTCH, présenté par Armelle Solelhac, CEO.
  • Témoignage de Berno Stoffel, Directeur de la station de Grächen, village de montagne de la vallée du Mattertal en Valais Suisse.
  • Exemple de nouveau partenariat et de co-branding, générateurs de gouvernance partagée avec la Team Alpe huez & Tomorrowland Winter détaillé par François Badjily, Directeur de l’Office de Tourisme de l’Alpe Huez en France.
  • Echanges et questions/réponses avec la salle.

Inscription gratuite pour les membres et futurs membres ici.

Comment déplacer son coeur de métier et diversifier son activité ? L’exemple de Poma.

Dans le cadre du Club Euro Alpin, SWiTCH a eu le plaisir de visiter la société Poma et l’une de ses filiales, SIGMA, qui produit l’intégralité des véhicules Poma : du siège au funiculaire en passant par les cabines de téléphérique. Pour les non skieurs, c’est une entreprise française créée en 1936 sous le nom de Pomagalski. Cette même année, elle révolutionne la pratique du ski avec l’installation du premier téléski à l’Alpe d’Huez. Suite à ce premier succès, la construction de remontées mécaniques s’accélère et offre de nouvelles perspectives de développement aux stations de montagne. Avec la réalisation du téléphérique de l’Aiguille du midi en 1956, des premières télécabines automatiques dix ans plus tard, des premiers télésièges débrayables en 1982 ou du Vanoise Express en 2003, Poma semble toujours avoir un temps d’avance en terme de transports par câble. Avec plus de 830 employés dans le monde et un CA de 250 millions d’euros en 2010, le constructeur français se place comme l’un des géants de son secteur. Quelles ont été les clés de la réussite ?

Malgré le succès grandissant des produits liés à l’activité neige, l’équipementier a très rapidement fait le choix d’élargir son cœur d’activité. Contrairement à certains de ses concurrents sur le secteur neige, Montaz par exemple, l’entreprise iséroise n’a pas attendu la maturation et le déclin global du marché des remontées mécaniques en station de ski pour se diversifier. En 1950, l’activité neige représentait 100% du chiffre d’affaire, 33% en 1976 et moins de 1,5% aujourd’hui.

Poma a fait le choix de capitaliser sur sa principale force pour opérer ce changement : la technologie. En tant qu’entreprise en avance sur son époque, il était nécessaire de préserver cette base technique. Ainsi, la diversification devait passer par un changement de marché. Poma a donc fait le choix de se développer un secteur d’activité bien différent de son cœur d’activité historique : le secteur urbain.

Pour cela, il a fallu investir massivement afin d’évoluer techniquement. Un équipement de transport câblé classique en station fonctionne environ 1000h par an. En milieu urbain cette durée est multipliée par 7 et les contrats imposent une disponibilité de l’équipement à 99,8% du temps. Autant de contraintes qu’il a fallu surmonter, une fois de plus, grâce à la technologie.

L’une des dernières réalisations de Poma ? La télécabine de Medellin. Avec trois tronçons, quatre stations, un débit d’un millions de personnes par mois, elle permet de relier plusieurs lignes de métro et s’intègre complètement au réseau de transports urbains classiques. Avec des infrastructures moins lourdes, un faible impact écologique et un coût d’exploitation deux à trois fois moins élevé que celui du tramway, le transport par câble séduit de plus en plus de mégapoles : Le Caire, Rio de Janeiro, Taipei, etc.

 

A l’heure de la crise économique et du Grenelle de l’environnement, pourquoi ne voit-on pas fleurir des projets de transport câblé dans toutes les grandes villes françaises ?

D’après Pierre Jaussaud, Président de l’association « Le chainon manquant », il existe trois principaux freins au développement du transport par câble :

  • Un frein technique (et psychologique ?) : l’adaptation des transports câblés au milieu urbain nécessite une réelle évolution technique afin de garantir un niveau de fiabilité, de service et de sécurité irréprochable. C’est chose faite à 99% aujourd’hui, comme le montre les installations présentées précédemment.
  • Un frein financier : les bureaux d’étude en charge de la sélection des dossiers sont commissionnés à hauteur de 4% du montant total du budget choisi, ce qui peut constituer un critère de sélection entre deux dossiers… De plus, les transports par câble pâtissent d’une méconnaissance en termes de coûts, de fonctionnement ou d’impacts écologiques auprès des bureaux d’étude.
  • Un frein administratif. Les bureaux d’études doivent être agrées par le STRM-TG (Service Technique des Remontées Mécaniques et des Transports Guidés) pour suivre la construction de trams aériens. Or, le STRM-TG n’a actuellement agréé que 6 bureaux d’études ce qui freine considérablement le développement de ce moyen de transport.

Le désengorgement des centres ville et les préoccupations environnementales étant au cœur du débat politique des grandes agglomérations françaises, il semble indispensable d’analyser avec soin les opportunités que peut offrir le « tram aérien ». Poma est déjà prêt à saisir cette nouvelle opportunité…

Crédit photos : Jean-Baptiste Cotte, Around This World

[Invitation] Conférence : « La gestion des stations de moyennes altitudes : quel modèle économique en 2011 en France? »


Depuis le développement du tourisme de montagne, se sont succédé plusieurs générations de stations de montagne répondant chacune à des pratiques particulières. Si un modèle de gestion plus industriel continue à s’imposer sur les stations de hautes altitudes, les stations de montagne de moyenne altitude ont engagé la réflexion vers d’autres voies pour faire face aux aléas économiques, climatiques, en tentant d’imaginer d’autres formes de tourisme (axées sur l’été). Un récent rapport de la cour des comptes sur la gestion des stations en Rhône-Alpes a mis en lumière les risques liés aux divers modes de gestion.

Quelles solutions pour la gestion des stations de moyennes altitudes et dans quel cadre juridique s’inscrire ? Peux-t-on s’inspirer d’autres modes de gestion des stations à l’international ? Le Club Euro Alpin a invité SWiTCH pour ouvrir et poursuivre le débat sur la gouvernance et les modèles économiques pour les stations de moyenne altitude lors d’une conférence ouverte à tous le 30 mars prochain.

Programme des interventions :

  • Armelle SOLELHAC, cabinet SWiTCH :
    • Retour sur des expériences de gestions de stations de moyennes altitudes à l’international
  • Emmanuelle GEORGE-MARCELPOIL, Cemagref :
    • La gouvernance et après … la loi montagne et les compétences des collectivités
  • Pascal LEFORT / Grenoble EM :
    • Retour sur le cas de la gestion d’Abondance en Haute Savoie : enjeux de la fermeture et de la réouverture
  • Hervé SAULNIER, consultant :
    • Le cas du Vercors avec la présence d’un représentant OMT
  • Témoignage : Didier JOSEPHE / OT Les Houches / Servoz :
    • Intercommunalité, Office de tourisme et remontées mécaniques
  • Conclusion

Informations pratiques :

  • Mercredi 30 mars 2011
  • 9h30 – 11h30
  • Grenoble Ecole Management – salle A302
  • Inscription obligatoire ici

Les présentations du cycle de conférence 2010-2011 sont en ligne !

Aujourd’hui a lieu la dernière présentation de notre cycle de conférences 2010-2011 consacré à l’influence. Vous pouvez désormais retrouver les trois supports PowerPoint – ainsi que nos sources – utilisés lors des conférences dans la rubrique Publications de ce site web.

N’hésitez pas à revenir vers nous si vous souhaitez un complément d’information !

Bonne lecture à tous et un grand merci aux participants, ainsi qu’à nos partenaires : l’IFMT, le Master Stratégies Economiques du Sport et du Tourisme de l’Université Pierre Mendès France, Grenoble Ecole de Management et le Club Euro Alpin.

Club Euro Alpin : Conférence « L’emploi en montagne » le 22 janvier 2010

La prochaine conférence du Club Euro Alpin aura lieu le vendredi 22 janvier de 10h à 13h à la CCI de Grenoble (1 place Andre Malraux, 38000 Grenoble).

Pour comprendre les problématiques auxquelles sont exposés les salariés saisonniers ou permanents et leurs managers en station de montagne et s’inspirer des meilleurs pratiques développées par les professionnels de la gestion des ressources humaines, vous êtes invités à participer à la conférence sur le thème de « L’emploi en montagne ».

Intervenants : Jean-Charles Simiand (consultant), Laetitia Poujaud (Cabinet Fidal), Karim Benameur  (Consultant et enseignant à Grenoble Ecole de Management), Pierre-Yves Manfredi  (SNTF), Aymerick Bonnot (Cabinet Ascenso), Christophe Gernigon (Directeur de l’Office de Tourisme de Montgenèvre) et Claude Daumas (Fagit).

Andorre : Plus qu’un paradis du shopping, une véritable destination ski !

Dans le cadre du Club Euro Alpin, SWiTCH a participé en décembre dernier à un « éductour » en Andorre. Ce fut notamment l’occasion d’échanger avec les acteurs de ces stations sur leurs bonnes pratiques de gestion et de développement de leurs offres touristiques.

Cette destination, située à une altitude moyenne de 1996m entre la France et l’Espagne tend à diversifier son activité touristique historique basée sur le duty-free. Le but sous-jacent est d’attirer une clientèle qui séjournera sur place plusieurs jours, consommant ainsi d’autres services marchands.

L’offre andorrane se compose de 5 domaines skiables et du plus grand centre thermo-ludique d’Europe, « Caldea », qui attirent un peu plus de 11 millions de visiteurs par an, principalement espagnols et français.

La principauté mise sur sa qualité d’accueil et de service sur les domaines skiables, mais aussi au cœur des stations. À titre d’exemple on peut citer la présence de salons de repos sur les pistes ou l’harmonisation de l’offre de restauration se déclinant en trois propositions identiques partout (snack, self-service et restaurant gastronomique). De telles prestations sont possibles par la mise en place d’un système de gouvernance centralisée et efficace au sein des stations.

Même si Andorre a un positionnement de concurrente face aux stations françaises, son dynamisme peut être vecteur de coopération, notamment à travers une communication commune face aux touristes lointains. La région joue ainsi sur l’atout d’avoir un aéroport à 1h30 de route, tels que ceux de Toulouse ou Barcelone.

Bref, l’Andorre, c’est bien plus que des produits détaxés, mais une véritable expérience de ski !

Pour en savoir plus : www.skiandorra.ad, l’association des stations de sports d’hiver andorranes.

Photos : Armelle Solelhac

1,4 milliards de chinois, et moi, et moi, et moi…

Dans le cadre du cycle des conférences internationales du Club Euro Alpin, après la Russie et les Pays de l’Est, SWiTCH sera présent :

Mardi 29 septembre 2009 de 14h à 17h30
à Grenoble Ecole Management – salle A305
Grenoble Quartier Europole

« Les marchés chinois pour le tourisme de montagne »

La Chine bouge, s’ouvre et constitue aujourd’hui un marché présentant de réelles opportunités pour les opérateurs français, à condition de bien connaître les particularités de sa clientèle et ses modes de fonctionnement.

A travers témoignages et échanges, nous aborderons les questions clés :
– Quelles sont les niches de clientèles en quête d’authenticité française en Chine ?
– Les marchés longs courriers sont ils uniquement réservés aux gros opérateurs ?
– Comment exporter son savoir faire ?

Programme de la rencontre :

13h45 : Accueil

14h : Marc Meynardi, Dirigeant fondateur de MMI, Formateur et consultant auprès des entreprises exportatrices en Chine : « La Chine, cadrage global géographique, économique et touristique »

14h45 : Jean-Charles Simiand, Consultant expert en développement touristique, Conseiller spécial auprès du Président du SNTF et de l’OITAF, Ambassadeur du savoir français au Sichuan

15h : Serge Koenig, Vice consul en charge de la coopération Alpes au Sichuan, Représentant français au Sichuan
Présentation de la coopération Alpes / Sichuan

15h45 : Pause

16h15 : Benoît Robert, Directeur de France Neige International : « Les actions dans la province de Jilin et autour de Pékin »

16h45 : Témoignage de POMA : Un leader mondial dans les systèmes de transport par câble

INSCRIPTIONS OBLIGATOIRES (gratuites) :
Fabienne ROULLET-REVOL – 04 76 70 64 18 – roullet-revol@grenoble-em.com
Francis FIESINGER – 04 76 28 29 55 – francis.fiesinger@grenoble.cci.fr