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A quoi ressemble la station de montagne du futur ?

Station du futur

Le Conseil départemental de l’Isère, porté par sa nouvelle marque territoriale « Alpes IsHere », s’est lancé dans une étude prospective captivante : imaginer la station de montagne du futur ! Pour les accompagner dans cette démarche, ils ont fait appel à nos confrères Olivier Boursier (Alp’Evasion), Jean-Christophe Hoff (Visconti) et Laurent Oleon (Altisens). Ces derniers ont suivi une méthodologie de design thinking la plus inclusive et participative possible, sollicitant élus, institutionnels, représentants syndicaux, socio-professionnels, chefs d’entreprises de l’outdoor et du tourisme, chercheurs, consultants,… le panel n’aurait pas pu être plus exhaustif ! SWiTCH, représenté par Armelle Solelhac, a eu le plaisir de participer à ces rencontres et d’apporter sa pierre à l’édifice.

Pour être certains d’apporter la meilleure réponse possible à la grande question du ou des modèle(s) de stations de demain, tous les points clés ont été passés au crible que ce soit du point du vue des visiteurs touristiques, des habitants & des résidents secondaires, des professionnels, en prenant en compte le développement économique et les business models, les enjeux climatiques et environnementaux, les enjeux sociaux et sociétaux, les enjeux des pratiques sportives/loisirs/santé/etc., les enjeux de la mobilité, les contraintes d’aménagements (urbanisme, risques naturels, etc.), et bien d’autres encore !

Les résultats seront présentés grâce à un démonstrateur vidéo à l’occasion du Mountain Planet 2018, à Grenoble du 18 au 20 avril 2018. D’ici là, voici une première vidéo de présentation de la démarche.

[La bonne nouvelle du mercredi] Cowork ouvre la 1ère école d’entrepreneuriat avec des vrais entrepreneurs dedans !

 

Entreprendre c’est facile, nous l’avons toujours dit chez SWiTCH, en respectant toutefois quelques conditions. La première : être bien entouré pour éviter les pièges et les erreurs que nous avons déjà tous faites ! Vous rêvez d’une formation « no bullshit » sur l’entrepreneuriat où ni votre âge, ni votre diplôme, ni même votre niveau en maths sont un obstacle ? Que ce soit pour créer son activité en solo, monter une startup qui changera la vie de millions de personnes ou simplement devenir entrepreneur de votre propre vie, Cowork ouvre ses formations en entrepreneuriat à tous.

But ?
Vous repartirez avec une bonne dose d’inspiration, des méthodes efficaces, la tête pleine d’idées et de rencontres pour démarrer votre nouveau projet !

Pour qui ?
Cet atelier est ouvert à tous : salariés, chômeurs, retraités, étudiants, hommes, femmes, jeunes et moins jeunes pourvu que vous ayez envie de créer quelque chose !

Vous déjà créé ?
Il est encore possible de vous faire accompagner dans la croissance de votre activité.

Vous n’avez pas d’idée ?
Ce n’est pas grave ! Pas besoin d’avoir d’idée précise en arrivant et encore moins de diplôme, leur enseignement définitivement tourné vers le « learning by doing » (apprendre en faisant) est parfait pour ceux qui veulent créer les emplois de demain.

Où ?
Cowork In Grenoble
12 Rue Servan
38000 Grenoble
www.co-work.fr

Envie de vous inscrire ?
C’est ici !

En direct du Mountain Planet 2014 (ex-SAM), à Grenoble

La quarantième édition du Mountain Planet bât son plein et vous pouvez nous retrouver en ce moment même sur le stand 826, au milieu de l’allée centrale d’Alpexpo, à Grenoble.

Pour ceux qui auraient manqué ce matin notre conférence sur les nouveaux territoires numériques et les impacts sur le marketing du ski hier matin, voici le support de présentation :

New digital territories & landscapes. What are the impacts on the ski marketing ?

ReStory, la boîte à souvenirs numérique personnelle

Du 15 au 17 Novembre 2013, dans les locaux de l’IAE, avait lieu le 3ème Startup Week-end de Grenoble. Le principe est simple : 54 heures pour imaginer une startup à partir d’un pitch de 60 secondes. C’est au cours de cet évènement qu’a été imaginé et créé ReStory. Nos souvenirs sont aujourd’hui éparpillés : dans notre mémoire, sur les réseaux sociaux, dans des albums en ligne, etc. ReStory propose donc de collecter et de visualiser vos souvenirs d’une manière innovante. Et si voir ne vous suffit pas, vous pourrez créer vos vidéos ou vos livres personnalisés.

Cette idée, portée par une équipe jeune et dynamique de 5 jeunes entrepreneurs dont certains ne se connaissaient même pas il y a encore 3 semaines, a séduit le jury et a remporté le premier prix.

Dans l’élan de cette réussite, l’équipe de ReStory s’attaque à un nouveau défi : remporter le Global Startup Battle qui se déroule du 27 Novembre au 6 Décembre. Ce concours mondial, ouvert aux 1200 participants des Startup Week-end, est une chance de transformer cette idée en une réussite Grenobloise.

ReStory a besoin du soutien de tous en votant sur ces deux liens : ici et .

Si vous voulez suivre ces jeunes entrepreneurs et leur projet, connectez-vous à leur page Facebook ou Twitter.

[La bonne nouvelle du mercredi] SWiTCH fera une conférence lors du Web In Alps 2013 !

Le désormais incontournable rendez-vous du web dans les Alpes tiendra sa 9ème édition le Samedi 30 Novembre 2013 de 9h à 19h à la CMA Isère, à Grenoble. Le WIA#9 c’est une dizaine de conférenciers renommés qui viendront présenter des sujets variés autour de trois grandes thématiques complémentaires : l’entrepreneuriat, le marketing et la technique. Mais c’est aussi la possibilité de rencontrer les acteurs clés du web en France et de faire du networking.

Habitués du #WIA en tant que participants, nous serons cette année sur scène ! Nous présenterons une conférence sur les 6 ingrédients pour créer un brand content de qualité sur les média sociaux. Ce sera une présentation #nobullshit avec des exemples concrets issus de cas réels. Nous serons dans nos petits chaussons, puisque seront présentes à nos côtés des superstars du web français : Christophe Ramel – connu aussi sous le pseudonyme de Kriisiis – amènera son expertise concernant Facebook et Twitter, Florian Le Goff de Mailjet, Fabien Cazenave de la fondation Mozilla, Caroline Vincelet de TalentéoStéphane Favereaux du Comptoir Digital, Geoffrey Dorne, Designer, Guilhem Bertholet serial entrepreneur qu’on ne présente plus, Laurent Jacquet de Be AngelsLinda Belaidi qui explicitera ce qu’est l’intelligence économique pour les petites entreprises, Virginie Debuisson de Valeur d’Images, le célébrissime Eric Dupin de Presse-Citron et Muriel de Don d’Opquast qui parlera de la qualité web.

Nous espérons vous y retrouver nombreux !

  • Plus d’information sur l’évènement ici.
  • Pour y assister et prendre votre billet, cliquez ! Vous pourrez peut-être même bénéficier d’un des 10 bons de réductions de 20% sur le tarif normal de la journée (soit 40 euros au lieu de 50) en tapant le ASWIA9.

Update du 03 décembre 2013

Pour ceux qui auraient raté cette superbe édition, vous pourrez retrouver ci-dessous :

  • La vidéo de Philippe Couzon sur ce qui passionnent les gens qui font le web d’aujourd’hui (et vous pouvez retrouver votre dévouée servante à 8’38 ») ;
  • Le support de présentation de notre conférence ;
  • La mise en « Sketchnotes » par la talentueuse Géraldine Lepère de cette même conférence.

Retour sur l’International Snow Science Workshop 2013 (2ème partie)

Après un début de semaine riche en rencontres et en conférences (Lisez notre premier article sur le sujet ici), retour sur la fin de la semaine à l’ISSW 2013…

Une journée « terrain » à Chamonix

Au cœur de cette semaine intense en présentations et en conférences scientifiques, une journée sur le terrain à Chamonix a permis d’oxygéner tous les cerveaux ! La météo peu clémente et peu propice aux excursions initialement programmées a favorisé une convergence de tous les groupes vers l’Aiguille du Midi. Les congressistes venus du monde entier, visitant Chamonix pour la première fois pour la plupart, ont pu traverser la mer de nuage et profiter d’une vue époustouflante à 360 degrés sur les sommets environnants. La journée était gagnée !

À cette occasion, les problématiques locales de fréquentation des grands itinéraires classiques d’alpinisme et des principaux couloirs d’avalanche de la vallée de Chamonix ont été abordées par les responsables du secours en montagne (PGHM).

Le retour à Grenoble

Après cette coupure du mercredi, les journées du jeudi et vendredi ont repris le même rythme soutenu qu’au début de la semaine avec l’alternance de conférences et de présentations de posters scientifiques. Les séances plénières avaient cette fois-ci une orientation un peu plus pratique, tournée vers le terrain.

Jurg Schweizer, chef de l’Institut WSL pour l’étude de la neige et des avalanches de Davos a fait un lien immédiat entre l’aspect scientifique et l’aspect pratique. Selon lui, « le but de toutes ces recherches est de mieux prévoir les avalanches. Certaines avancées en laboratoires sur les propriétés de la neige sont par exemple quasi-immédiatement transposables sur le terrain ».

Nous avons également assisté à d’autres colloques tels que :

  • Les propriétés micromécaniques  des couches fragiles du manteau neigeux.
  • L’effet des plantations forestières sur la stabilité de la neige
  • L’échelle du risque d’avalanche
  • Le positionnement légal de la sécurité des avalanches sur les pistes de ski en Autriche
  • La traumatologie des victimes d’avalanches
  • La neige soufflée en Antarctique
  • Les avalanches de plaques à départ provoqué dans les Pyrénées Catalanes
  • La modélisation du givre de surface
  • Les caractéristiques physiques et isotopiques du manteau neigeux en Slovénie
  • La prévention du risque d’avalanche dans la vallée de Chamonix
  • L’enseignement de la gestion du risque dans la formation des guides de Haute-Montagne
  • Le futur des stations de ski en fonction des changements climatiques
  • Le processus de décision dans la gestion du risque d’avalanche, la méthode 3*3
  • Et bien d’autres encore !

Nous avons aimé la présentation de Christian Reverbel, vice président de l’ADSP (Association Nationale des Directeurs de Pistes et de la Sécurité de Stations de Sports d’hivers) et chef des pistes à l’Alpe d’Huez, sur l’utilisation de la mémoire des observations nivo-météo, réduisant les risques des acteurs intervenant sur le domaine skiable.

Nous avons particulièrement apprécié le poster de Stewart Sheppard de S2 Consulting sur les futurs changements dans les stations de ski.

En parallèle, des ateliers en petits comités ont permis d’aborder la problématique avec un aspect plus concret sur des thèmes différents tel que « Neige et avalanche : imaginons ensemble l’application informatique de demain ». Une table ronde s’est aussi réunie sur le thème «  Freeski et communication sécurité : un challenge nécessaire ».

Les réunions de professionnels

Par ailleurs, des rencontres franco-françaises réunissant des professionnels de la montagne sur des sujets précis comme la réunion du réseau des observateurs nivo-météo géré par MétéoFrance ont eu lieu ! Les observateurs nivo-météo sont ces hommes de l’ombre qui renseignent quotidiennement les prévisionnistes de Météo France avec des relevés précis récoltés sur le terrain.

Sans ces petites actions indispensables, Météo France ne pourrait pas assurer un service de prévisions si pointu. C’est donc en étroite collaboration que l’institution travaille avec les observateurs nivo-météo (principalement des pisteurs secouristes, mais aussi des guides ou des personnes chargées de la sécurité des routes de montagne).

La réunion était co-animée par Laure Froissard de l’Association des Maires de France, Bruno Vaginay de l’ANMSM, Laurence Frachon qui est coordinatrice Montagne de Météo France et par Cécile Coléou du Centre d’étude de la neige.

La soirée de Gala

La Soirée de Gala a eu lieu le jeudi soir dans les locaux d’AlpExpo avec comme point d’orgue la présentation du film Nath and Co, l’histoire d’un jeune paraplégique, Nat, qui aurait pu totalement renoncer à l’altitude… C’était sans compter sur son optimisme et ses amis, qui l’ont entraîné immuablement vers les sommets.

Le bilan par Dominique Létang

Dominique Létang, directeur de l’ANENA, a conclu ce congrès vendredi après-midi avec des chiffres très enthousiastes : 360 contributions, 250 posters, 110 présentations, plus de 750 congressistes le vendredi, et 35 nations représentées !

Cette édition a donc été un succès ! L’ANENA et ses partenaires IRSTEA et Météo-France sont très satisfaits du bon déroulement du congrès qu’ils ont su mener avec brio, et c’est avec beaucoup de joie et satisfaction que les participants du monde entiers ont quitté le palais des Congrès dans la soirée. Le prochain rendez-vous est donné à Banff pour l’ISSW 2014 ! D’ici là, les Catex Montaz auront-ils réussi à séduire Lake Louise (cf. article 1ère partie) ?

 

 

Retour sur l’International Snow Science Workshop 2013 (1ère partie)

 

Quand l’Association pour l’étude de la neige et des avalanches ANENA prend en charge l’organisation du mastodonte ISSW, c’est pour détonner dans la cours des Grands !

L’International Snow Science Workshop a pour objectif de rassembler les spécialistes et pratiquants du domaine de la neige et des avalanches. Le but de ce rassemblement annuel est de favoriser le transfert des connaissances et d’expériences entre les personnes de terrain et les têtes pensantes. Il y a peu d’autres occasions de réunir un tel panel dans un même lieu… D’ailleurs, la réputation de ce rendez-vous n’est plus à faire, l’ISSW est devenu un « immanquable » mondial. En d’autres termes, c’est le pèlerinage pour tous les experts de l’univers de la Neige et des Avalanches.

Pour sa 20ème Édition, ce congrès, habituellement Nord-Américain, a eu lieu pour la deuxième fois en Europe (Davos, 2009) et pour la toute première fois en France.

Un accueil irréprochable

L’ingrédient de base nécessaire à toute bonne recette, c’est d’abord un lieu approprié ! C’est donc à AlpExpo que les membres du comité d’organisation, ANENAIrstea et Méteo France ont choisi d’organiser ce congrès. Accueillis dans le hall vaste et lumineux, humanisé par les équipes d’organisation et les couleurs du salon d’exposants, nous avons été impressionnés par l’accueil irréprochable de l’équipe d’organisation et de communication de l’Anena. Orchestrées par Marion Bisiaux, les équipes étaient prêtes à démêler tous les imprévus et les demandes de dernière minute des uns et des autres.

Un salon de professionnels

Les deux premières journées de ce congrès ont eu un rythme relativement similaire entre séances plénières, pauses café, présentation de posters scientifiques et soirées spéciales.

Les différents partenaires et sponsors de l’évènement s’étaient regroupés sous forme d’un salon de professionnels. Les pauses entre les présentations à l’auditorium étaient un moment d’échange et de découverte des nouvelles technologies dans les différents domaines de prévention collective ou de sécurité personnelle. Étaient présents, entre autres :

Nous avons particulièrement aimé la nouvelle technologie JetForce®, fruit d’une collaboration entre Pieps et Black Diamond. Ce nouveau sac avalanche ne comprend pas une cartouche de gaz à percuter mais intègre un ventilateur qui gonfle les ballons à partir de l’air ambiant. Cette nouveauté permet les déploiements multiples dans la même journée au cas où une seconde avalanche se produirait.

Un lieu de rencontres unique

La devise du congrès étant « Une fusion de la théorie avec la pratique », c’est exactement dans ce contexte que nous avons eu l’occasion d’assister à la rencontre inédite entre Nicolas Marie de Catex Montaz et de Craig Sheppard, Avalanche Forecaster (prévisionniste avalanche) en titre de la station de Lake Louise au Canada.

Ce fut une totale découverte pour Craig Sheppard qui s’y est intéressé de près. Difficile à croire que cette technologie si présente dans nos stations européennes n’est pas du tout implantée en Amérique du Nord ! Du moins, … pas encore 😉

Des conférences enrichissantes

Suivant un rythme très soutenu, les présentations orales d’une durée de 10 à 15 min se sont enchainées dans l’auditorium principal. Traitant de sujets très variés, les présentations étaient regroupées sous différents thèmes tels que :

  • Les impacts de la neige de culture sur une station de ski et son hydro-système ;
  • Le rôle de la neige soufflé dans les schémas de prévision des risques d’avalanche ;
  • Les tremblements de terre provoquent-ils des avalanches ?

Nous avons aimé la présentation du rôle du chef des opérations lors d’une opération d’envergure présentée par le Colonel Blaise Agresti, commandant du CNISAG (Centre national d’instruction au ski et à l’alpinisme de la gendarmerie) à Chamonix.

Nous avons également apprécié l’excellente présentation d’Océane Vibert, et son guide méthodologique d’évaluation des risques. Ce guide est une aide précieuse pour les prises de décisions locales, permettant d’attirer l’attention des élus locaux face à leurs obligations de mise en sécurité de la population, excellent rappel de la réglementation. Il permet avant tout de rompre l’isolement des communautés de montagne face à leurs problématiques (guide téléchargeable sur le site de l’ANENA).

Nous avons moins aimé la réalité effrayante du processus de triage des victimes dans le cas d’une situation de multi-victimes ensevelies gérées par une équipe opérationnelle inférieure en nombre.

Tout cet échange d’informations n’aurait jamais pu avoir lieu sans une solide armée de traducteurs officiels qui se sont relayés continuellement pour assurer la traduction simultanée d’un jargon scientifique et technique. Bravo à eux pour avoir su traduire neige roulée, avalanche de plaque friable et hydrologie synergétique en quatre langues !

Des soirées spéciales

La soirée de lundi soir a fait honneur aux Dames lors de la Diva’s night qui a eu lieu au cœur de l’ancien couvent Sainte-Cécile à Grenoble où s’est dorénavant installé le célèbre pâtissier traiteur lyonnais Pignol.

Ont été mises à l’honneur les deux Divas (une scientifique et une pratiquante) sélectionnées pour recevoir une bourse de voyage afin de venir au congrès, ainsi que les deux Divas élues de l’année.

Il s’agissait d’Océane Vibert pour son incarnation de la théorie ET de la pratique (à la fois pisteur secouriste et auteur du guide pratique à l’attention des élus et des services communaux pour la gestion d’une crise avalanche) et Margarita Eglit, de l’université de Lomonosov à Moscou, pour l’ensemble de son travail scientifique dans le domaine de la connaissance de processus avalancheux.

La soirée de mardi soir a eu lieu à Sainte Hélène du Lac dans les locaux de Tas, le sponsor principal du congrès. Ce fut l’occasion de découvrir les différents moyens de déclenchements préventifs d’avalanches proposés par TAS et les nouvelles technologies telles que DAISYBELL®, la solution de déclenchement d’avalanches à distance héliporté au-dessus de la zone choisie.

En résumé, lors de ces deux premiers jours de congrès, nos coups de cœur ont été :

  • La cloche Clarine qui sonne la fin de chaque récré pour inviter tous les congressistes à rejoindre l’auditorium !
  • La qualité de la pause-café du matin, avec des pâtisseries-maison exceptionnelles. Grâce au Traiteur Païza la qualité de réception à la française a été honorée !
  • Les caricatures d’Alexis Nouailhat, toujours là pour illustrer l’ambiance du jour !

Rendez-vous très vite pour le résumé de la deuxième partie de la semaine !

L’ISSW 2013 se tiendra à Grenoble et Chamonix du 7 au 11 octobre 2013 : demandez le programme !

Ce congrès originellement nord-américain rassemble depuis 1976 les scientifiques spécialistes de la  neige, des avalanches et des disciplines associées et les hommes et femmes de terrain, professionnels de la montagne. L’ISSW a progressivement pris une tournure internationale, et c’est à Davos en 2009 qu’il a eu lieu pour la première fois en Europe. A présent c’est au tour de la France d’accueillir cet événement majeur du monde de la montagne, du 7 au 11 Octobre 2013. La date se rapproche et le programme s’affine ! Alors concrètement, qu’est-ce qui se prépare de beau pour l’édition 2013 ?

Ce congrès permet un échange concret entre hommes de sciences et hommes de terrain. Les pratiquants et professionnels de la montagne font part de leurs observations et retours d’expérience aux spécialistes et scientifiques qui présentent également leurs dernières études. Ces échanges à double sens permettent de faire progresser la recherche et de communiquer les avancées de la science aux usagers de la montagne hivernale.

Le colloque se déroulera principalement à Grenoble ou siège l’ANENA, en charge de l’organisation, sauf la journée du mercredi 9 octobre qui aura lieu à Chamonix. Pour cette journée d’excursion technique les participants pourront choisir entre monter en téléphérique à l’Aiguille du Midi, visiter le belvédère de la Mer de Glace au sommet du Montenvers, visiter le paravalanche de Taconnaz, randonner jusqu’aux lacs des Chéserys ou visiter la base héliportée du Secours en Montagne. Entre Grenoble et Chamonix, l’ANENA propose aux visiteurs et intervenants venus du monde entier un bel échantillon de nos Alpes françaises !

Lors des conférences sur la nivologie et sur le mécanisme des avalanches, cohésion de regel, givre de surface, gradient de température et avalanches de plaques friables dévoileront tous leurs secrets. D’autres thèmes seront traités sur des sujets aussi variés que la formation des professionnels et des pratiquants, l’hydrologie et l’écologie des zones enneigées, les secours et la gestion des accidents, ou les nouveaux instruments de mesure. Il est aussi prévu des échanges avec les professionnels associés à la neige, aux avalanches et à leurs préventions, tels que des professionnels du damage et de la neige de culture ou le constructeur de paravalanches TAS, sponsor officiel de l’évènement. Une soirée spéciale est d’ailleurs consacrée à la visite et à la découverte de l’usine à St Hélène du Lac.

La première journée du congrès sera illuminée par une soirée spéciale femmes, l’Avalanche Diva’s Night qui donne l’opportunité à toutes les femmes actives dans l’industrie de la neige et des avalanches de se regrouper et d’échanger à ce sujet.

A une époque où les nouvelles technologies investissent tous les domaines de notre vie un module est dédié aux « Avalanches et nouveaux moyens de communication ». Internet et les réseaux sociaux ont bouleversé la communication classique et permettent des possibilités de communication et de réactivité encore inimaginables il y a quelques années dans la gestion d’une sortie en montagne, l’accès à l’information en temps réel sur le terrain et la prise en charge des accidentés. Beaucoup d’idées nouvelles et de futures innovations sont à attendre de cette rencontre !

Pour télécharger le programme complet, c’est ici.
Pour vous inscrire, c’est

 

 

ISSW 2013 en France : envoyez vos propositions d’interventions !

Pour sa 20ème Édition, l’International Snow Science Workshop se déroulera en France, à Alpexpo à Grenoble, du 7 au 11 octobre 2013 et le 9 octobre à Chamonix, sur le terrain. Depuis sa première édition en 1976, l’ISSW ne s’est tenu qu’une seule fois en Europe. Saisissez l’occasion, réservez vos dates et envoyez vos abstracts !

Organisé par l’ANENA, ce rassemblement international de scientifiques et de professionnels de la montagne permet aux plus grandes têtes pensantes de se confronter aux hommes de terrain. Cette rencontre est le point culminant de l’avancée en matière de connaissances nivologiques et des risques naturels en montagne. Des sujets aussi variés que les propriétés générales de la neige, les nouveautés technologiques, la prévision du risque d’avalanches,  la gestion des accidents, la formation des professionnels ou la prospective en montagne seront abordés.

Lors du dernier congrès en Europe, à Davos en 2009, 23 pays étaient représentés regroupant plus de 500 participants. Cette année, c’est à vous de participer ! Réservez-vos dates ….

Assister aux conférences et aux ateliers est une excellent idée. Mais vous pourriez aussi intervenir et apporter votre pierre à l’édifice. Pisteurs-secouristes, artificiers, guides de haute montagne, accompagnateurs, scientifiques, pratiquants, vous avez jusqu’au 14 avril 2013 pour soumettre vos abstracts sur vos sujets de prédilection. Vous voulez partager vos connaissances, votre expérience, votre savoir, vos observations, vos compétences, trois formules sont possibles : conférences, ateliers ou posters scientifiques.

Saisissez l’opportunité de vous enrichir en participant à un tel regroupement, fusion des connaissances théoriques et pratiques du milieu montagnard hivernal !

Plus d’informations ici.

 

 

Comment déplacer son coeur de métier et diversifier son activité ? L’exemple de Poma.

Dans le cadre du Club Euro Alpin, SWiTCH a eu le plaisir de visiter la société Poma et l’une de ses filiales, SIGMA, qui produit l’intégralité des véhicules Poma : du siège au funiculaire en passant par les cabines de téléphérique. Pour les non skieurs, c’est une entreprise française créée en 1936 sous le nom de Pomagalski. Cette même année, elle révolutionne la pratique du ski avec l’installation du premier téléski à l’Alpe d’Huez. Suite à ce premier succès, la construction de remontées mécaniques s’accélère et offre de nouvelles perspectives de développement aux stations de montagne. Avec la réalisation du téléphérique de l’Aiguille du midi en 1956, des premières télécabines automatiques dix ans plus tard, des premiers télésièges débrayables en 1982 ou du Vanoise Express en 2003, Poma semble toujours avoir un temps d’avance en terme de transports par câble. Avec plus de 830 employés dans le monde et un CA de 250 millions d’euros en 2010, le constructeur français se place comme l’un des géants de son secteur. Quelles ont été les clés de la réussite ?

Malgré le succès grandissant des produits liés à l’activité neige, l’équipementier a très rapidement fait le choix d’élargir son cœur d’activité. Contrairement à certains de ses concurrents sur le secteur neige, Montaz par exemple, l’entreprise iséroise n’a pas attendu la maturation et le déclin global du marché des remontées mécaniques en station de ski pour se diversifier. En 1950, l’activité neige représentait 100% du chiffre d’affaire, 33% en 1976 et moins de 1,5% aujourd’hui.

Poma a fait le choix de capitaliser sur sa principale force pour opérer ce changement : la technologie. En tant qu’entreprise en avance sur son époque, il était nécessaire de préserver cette base technique. Ainsi, la diversification devait passer par un changement de marché. Poma a donc fait le choix de se développer un secteur d’activité bien différent de son cœur d’activité historique : le secteur urbain.

Pour cela, il a fallu investir massivement afin d’évoluer techniquement. Un équipement de transport câblé classique en station fonctionne environ 1000h par an. En milieu urbain cette durée est multipliée par 7 et les contrats imposent une disponibilité de l’équipement à 99,8% du temps. Autant de contraintes qu’il a fallu surmonter, une fois de plus, grâce à la technologie.

L’une des dernières réalisations de Poma ? La télécabine de Medellin. Avec trois tronçons, quatre stations, un débit d’un millions de personnes par mois, elle permet de relier plusieurs lignes de métro et s’intègre complètement au réseau de transports urbains classiques. Avec des infrastructures moins lourdes, un faible impact écologique et un coût d’exploitation deux à trois fois moins élevé que celui du tramway, le transport par câble séduit de plus en plus de mégapoles : Le Caire, Rio de Janeiro, Taipei, etc.

 

A l’heure de la crise économique et du Grenelle de l’environnement, pourquoi ne voit-on pas fleurir des projets de transport câblé dans toutes les grandes villes françaises ?

D’après Pierre Jaussaud, Président de l’association « Le chainon manquant », il existe trois principaux freins au développement du transport par câble :

  • Un frein technique (et psychologique ?) : l’adaptation des transports câblés au milieu urbain nécessite une réelle évolution technique afin de garantir un niveau de fiabilité, de service et de sécurité irréprochable. C’est chose faite à 99% aujourd’hui, comme le montre les installations présentées précédemment.
  • Un frein financier : les bureaux d’étude en charge de la sélection des dossiers sont commissionnés à hauteur de 4% du montant total du budget choisi, ce qui peut constituer un critère de sélection entre deux dossiers… De plus, les transports par câble pâtissent d’une méconnaissance en termes de coûts, de fonctionnement ou d’impacts écologiques auprès des bureaux d’étude.
  • Un frein administratif. Les bureaux d’études doivent être agrées par le STRM-TG (Service Technique des Remontées Mécaniques et des Transports Guidés) pour suivre la construction de trams aériens. Or, le STRM-TG n’a actuellement agréé que 6 bureaux d’études ce qui freine considérablement le développement de ce moyen de transport.

Le désengorgement des centres ville et les préoccupations environnementales étant au cœur du débat politique des grandes agglomérations françaises, il semble indispensable d’analyser avec soin les opportunités que peut offrir le « tram aérien ». Poma est déjà prêt à saisir cette nouvelle opportunité…

Crédit photos : Jean-Baptiste Cotte, Around This World